
Bulldog - Bouledogue infos
Toutes les informations sur le Bulldog anglais (Bouledogue anglais ou English Bulldog)
Bulldog - Bouledogue infos - Le système respiratoire et le système digestif d'un bulldog anglais.
Questions héréditaires de bouledogue anglais
Bulldog - Bouledogue infos
2. Un système respiratoire et un système digestif intimement liés
Si les particularités respiratoires du Bulldog sont bien connues (ronflements, intolérance à l'effort et à la chaleur), on parle moins des signes digestifs qui sont souvent associés : déglutitions très fréquentes, régurgitations lorsque le chien s'excite au cours d'un jeu, borborygmes et flatulences.
Les races brachycéphales* présentent des particularités anatomiques qui peuvent entraîner une diminution du débit dans les voies aériennes ; exemples :
- rétrécissement (sténose) des narines à cause des plis cutanés autour du nez,
- épaisseur très importante de la langue,
- longueur excessive du voile du palais par rapport à la cavité pharyngée, créant des turbulences au passage de l'air,
- diminution du diamètre des anneaux trachéaux (ou hypoplasie de la trachée).
Les efforts inspiratoires que le chien doit faire sont sans doute responsables de compressions abdominales qui, à plus ou moins long terme, peuvent entraîner des modifications du transit digestif comme par exemple :
- des reflux gastro-oesophagiens fréquents, augmentant le risque d'oesophagite accompagnée de régurgitations et éventuellement pneumonie d'aspiration dans les cas les plus graves (Lorinson & Bright, 1998). Les régurgitations sont facilitées par deux caractéristiques du Bulldog : l'oesophage a un trajet légèrement sinueux au lieu d'être droit, et le cardia (sphincter d'entrée de l'estomac) est souvent atone ;
- une rétention anormalement prolongée du contenu stomacal, pouvant favoriser l'apparition d'une gastrite. Très souvent, le Bulldog présente une sténose du pylore, sphincter de sortie de l'estomac : cette particularité peut perturber la vidange normale de l'estomac.
75 % des chiens brachycéphales présentés pour des troubles respiratoires montrent des lésions digestives modérées à sévères (Poncet & coll, 2002). Une intervention chirurgicale au niveau des narines et/ou du voile du palais permet d'améliorer considérablement la ventilation, et par voie de conséquence, de faciliter la motricité digestive. Lorsque l'intervention chirurgicale est associée à un traitement médical, les troubles digestifs tendent à disparaître en quelques mois, et ne récidivent pas (Freiche, communication non publiée, 2004).
FACILITER LA DIGESTION POUR LIMITER LES FERMENTATIONS
Le choix des sources de protéines et d'amidon est déterminant pour une bonne tolérance digestive.
1er objectif : réduire au minimum la quantité de protéines non digérées
L'utilisation de protéines d'une haute valeur biologique et très digestibles limite la quantité de substrat disponible pour les populations bactériennes du côlon*. Un afflux de protéines non digérées peut en effet perturber la flore et orienter son profil vers des souches potentiellement pathogènes (Zentek & coll, 1998). Les fermentations protéiques génèrent des gaz (flatulences) et des molécules à l'origine d'une forte odeur des selles et qui peuvent aussi avoir un effet toxique sur la muqueuse colique (Rowland, 1999). Enfin, l'augmentation de la biomasse bactérienne tend à accroître la quantité et l'humidité des selles, tout en dégradant leur qualité (Martineau & coll, 2000).
On oppose souvent à tort les protéines végétales aux protéines animales en considérant ces dernières comme qualitativement très supérieures. En fait, il s'agit simplement d'éliminer la matrice fibreuse qui diminue l'accessibilité des protéines végétales aux enzymes digestives. Le choix des matières premières et la maîtrise du processus de fabrication permet d'atteindre avec les protéines végétales un niveau d'indigestible protéique souvent inférieur à celui des protéines animales.
BULLDOG 24 utilise les meilleures sources de protéines disponibles : avec 2 % seulement de protéines indigestibles, cet aliment offre une amélioration de la digestibilité protéique de 30 % par rapport à un aliment classique, ce qui a des conséquences immédiatement visibles sur la qualité des selles.
2e objectif : offrir du riz comme unique source d'amidon
Lorsqu'il est mal digéré, l'amidon des céréales devient un substrat très fermentescible pour la flore intestinale. Parmi les produits de dégradation figure l'acide lactique. Cet acide est peu résorbé par la muqueuse intestinale et possède un fort pouvoir osmotique, favorisant l'apparition de selles molles.
Parmi les différentes céréales utilisées en alimentation canine, le riz se révèle la plus digestible (Mathews & coll, 1999). Sa meilleure tolérance est attribuable à plusieurs caractéristiques du riz : teneur en fibres alimentaires moins élevée que d'autres céréales (< 2 %), faible pouvoir osmotique, et structure de l'amidon très accessible aux enzymes digestives. L'amidon est en effet d'autant mieux digéré que sa cuisson est bien maîtrisée.
Lorsque le riz est l'unique source d'amidon (aliment 5), on observe une meilleure digestibilité globale par rapport à un régime isoénergétique formulé uniquement à base de maïs entier (aliment 1).
Le riz permet d'obtenir une diminution du volume fécal et une meilleure digestibilité de la matière sèche par rapport à un régime isoénergétique formulé à base de maïs.
3e objectif : garantir l'équilibre entre fibres fermentescibles et non-fermentescibles
Les fibres alimentaires jouent un rôle important sur le transit et la tolérance digestive.
- Les fibres non-fermentescibles se retrouvent quasi intactes dans les selles : elles captent l'eau et favorisent la production de selles moulées.
- Les fibres fermentescibles (ex. : FOS ou fructo-oligosaccharides) sont dégradées par la microflore et fournissent l'énergie nécessaire à la flore et aux cellules de la muqueuse du côlon pour assurer leur renouvellement.
Pour un chien comme le Bulldog dont l'activité fermentaire est déjà très importante naturellement, il est indispensable d'associer des fibres rapidement dégradées (FOS) à des fibres de dégradation plus lente (pulpe de betterave) pour maintenir un bon écosystème colique tout en permettant d'obtenir des selles de bonne qualité (Silvio & coll, 2000)
Source : http://publications.royalcanin.com/renvoie.asp?auto=0&type=1&id=102506&cid=135168&com=4&animal=0&lang=1&session=6518554
