Vous avez toujours voulu construire ou aménager un bassin ou un étang chez vous ?
Comment construire son bassin de jardin ?
Etangs et Moustiques.
2009, l'été de tous les moustiques ?
Les moustiques affectionnent plus particulièrement les points d'eau stagnante, et principalement les étangs où la profondeurs n'excède pas 30 centimètres.
Vingt-sept ou vingt-huit degrés. C'est la température idéale. Pour aller à la plage ? Oui. Mais aussi pour la propagation des moustiques ! S'ils n'ont pas attendu que le baromètre grimpe autant pour coloniser notre département, c'est à ce niveau de chaleur - et après un de pluie sur des sols déjà détrempés - qu'ils se développent le plus rapidement et qu'ils affichent une longévité particulièrement importante. Autant dire que nous sommes exactement à la bonne saison et que les mois à venir pourrait bien être exceptionnels en termes de prolifération de moustiques. Les Azuréens n'ont malheureusement pas fini de se faire piquer...
Trois espèces dominantes
Culex pipiens, phlébotomes, Aedes... S'il existe plusieurs centaines de catégories de moustiques, ces trois là restent ceux qui préoccupent le plus les habitants de la côte méditerranéenne. Les premiers, Culex pipiens, se plaisent plutôt en zone urbaine à proximité des circuits d'évacuation d'eaux. Ils pondent jusqu'à deux cents oeufs et vivent près d'un mois. Les femelles - ce sont principalement elles qui piquent - peuvent parcourir jusqu'à deux kilomètres pour trouver de quoi se rassasier.
Les seconds, phlébotomes, sont réputés, quand ils sont infectés, pour transporter la leischmaniose. Les chiens sont susceptibles d'être touchés par cette maladie et les cas humains de maladie déclarée restent rares.
Les troisièmes, Aedes, piquent en journée et regroupent différents types d'insectes comme le mariae, qui se développe dans le creux des rochers en bord de mer.
Le moustique tigre au coeur des préoccupations
Et puis, il y a celui qui crée le plus de panique depuis quelques années : l'Aedes albopictus. Plus simplement : le moustique « tigre ». Vecteur du chikungunya, de la dengue, de la fièvre jaune et d'autres maladies tropicales. Il a été repéré dans les Alpes-Maritimes depuis l'été 2004. Néanmoins, nous ne vivons pas dans les DOM-TOM, alors craignons-nous à juste raison ce moustique volumineux et strié de blanc ?
« Le virus du chikungunya ? Les moustiques tigres qui se développent chez nous ne sont pas issus de la même souche que ceux qui vivent dans les tropiques ! Il n'y a donc pas de raison qu'ils nous contaminent. » rassure Vincent Kulesza, président bénévole du conservatoire d'études des écosystèmes de Provence Alpes du sud et naturaliste. Au départ, l'Aedes albopictus a été importé, par inadvertance (1), en Europe, en étant potentiellement infecté d'une maladie exotique. A Menton, à Nice, où il s'est installé en premier, il y a eu des cas suspects de contamination mais qui n'ont jamais été avérés. Bien que présent désormais dans la plupart des villes du département, il est devenu quasi-innofensif pour les Azuréens puisque ses oeufs - sains - se sont développés sur place. « évidemment, si, par malchance, il pique une personne contaminée, de retour d'un voyage, il est vecteur du virus... Il y a un petit temps d'incubation puis il devient un risque. Cependant, il ne pourra pas créer de véritable épidémie puisque, isolé, il sera rapidement arrêté. » Stop aux idées reçues, donc. Inutile de trembler. Mais pas question de se montrer complètement insouciant. Les moustiques restent une nuisance importante et le tigre est un fléau dont on se serait volontiers passé.
Des oeufs très résistants
« C'est un moustique offensif de première qualité ! Il est une fois et demi plus gros qu'un moustique classique et se déploie en zone urbaine. Un demi-centimètre d'eau stagnante offre un nid douillet à ses larves. Autant dire que les gîtes sont nombreux. Les oeufs résistent d'une année sur l'autre. Il ne fait aucun bruit, pique de jour et n'a, de ce fait, pratiquement aucun prédateur » continue Vincent Kulesza. Et les insecticides ? « Ce n'est pas une solution ! D'une part, ils sont quasiment inefficaces sur le tigre et d'autre part ils facilitent le développement d'un gène résistant à tout traitement ce qui privera les autorités compétentes de moyen d'action radical en cas de véritable épidémie » Sans compter qu'ils détruisent l'écosystème de façon inquiétante.
A l'aise en ville ... grâce à l'homme !
« Ce serait ridicule de traiter dans les Alpes-Maritimes. Notre écosystème est riche et offre encore la possibilité de voir des espèces diminuer. La chimie aurait pour simple effet de rassurer la population. Mieux vaut apprendre à s'en protéger de façon naturelle. »
Et puis, si le moustique affectionne tant les zones urbaines, c'est peut-être que nous y sommes pour quelque chose. Limiter les gîtes en éliminant les points d'eau stagnante des jardins, balcons et terrasses, installer des protections, les repousser en utilisant des plantes... Contingenter l'invasion revient finalement à se montrer plus responsable.
Source : http://www.nicematin.com/ra/cotedazur/192996/grasse-2009-l-ete-de-tous-les-moustiques
Informations tirées du conseiller SERA 'Comment construire mon bassin de jardin'.
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